Si l’installation a été mise en service entre 1974 et 1991, il faut être prudent.
Plusieurs indices peuvent interpeller le particulier, s’il ne sait pas de quand date
son installation. En arrivant dans l’habitation, il faut :
- Faire le tour des prises de courant : s’il y a une broche de terre, il y a présomption
d’un circuit en sécurité. Si la prise n’a que deux trous, est vétuste, en porcelaine
ou à capot métallique, encastrée dans le bois, ou encore, si elle présente des trous
dont les diamètres ne correspondent plus aux diamètres actuels des appareils, l’installation
est trop ancienne. Il faut la changer, elle n’est plus adaptée, donc dangereuse.
- Regarder le tableau électrique : s’il n’y en a pas, il y a déjà un problème ! Le
tableau regroupe tous les dispositifs de protection des circuits. Dans les anciennes
installations, ces dispositifs étaient délocalisés sur chaque prise avec un petit
fusible incorporé. Sur le tableau électrique, si l’on trouve des petits disjoncteurs
divisionnaires ou des coupe-circuits à cartouches cylindriques, il n’y a pas de problème.
En revanche, si le tableau comporte des fusibles en porcelaine ou à broche, danger
! Il y a un risque de contact avec une broche active sous tension si on les manipule.
- Vérifier s’il existe un appareil qui permet de couper le courant de toute l’installation.
Le plus souvent, le disjoncteur de l’abonné EDF est placé à l’intérieur du logement.
S’il est à l’extérieur, sur le palier ou en limite de propriété, éloigné, il doit
y avoir un deuxième système en tête de tableau qui doit mettre l’installation hors
tension en cas de problème, sinon il y a danger.
- Vérifier qu’il n’y ait pas de fils électriques dénudés ou de connexion apparentes.
De la même manière, il faut vérifier si les prises de courant et les interrupteurs
sont correctement fixés.